[FONT=Optima][SIZE=7][COLOR=red] ça y est, je m'y suis fait à mon petit mi temps. de toute façon je n'aurais pas le temps de donner plus.
les enfants c'est bien mais ça tombe tout le temps malade. un rhube, un sale microbe qui se transmet, qui s'infecte et tombe sur les bronches ou enflamme les tympans. Pas un moment à moi dans tout ça=> mi-temps boulot, mi-temps nino (enfant en espagnol)
A coup sûr c'est 39 de fièvre... et la ronde du doli et de l'advil qui commencent.
demain c'est RDV en urgence, chez le doc, pas de boulot, pas d'école...étrangement ça me fout les boules de pas être à mon poste...
que l'Homme est bête...
d'un autre côté ça se comprend, je préfère aller bosser que passer deux heures dans une salle d'attente, avec le lot des "malades du Lundi".
on les connait ces "gastro" qui ont bon dos, ses rhumes fatigués...on l'a tous fait !
mais bon voir leur tronche qui font exprès de ne pas être bien, faut bien s'en convaincre pour convaincre le doc...qui ira vérifier que vous avez effectivement vomi dans vos WC ce matin?
un jour faudra que je lui demande au DOC comment il appréhende ce sacrosaint lundi.
allez je vous tiendrai au courant, PROMI!
Ce matin, il fait beau et froid. Rien ne paraît impossible. Réveillé à 6H 30 pour le biberon, parti à 8H30 en vélo, pour aller chercher les croissants et les chocolatines. Je m’en veux d’avoir oublié mes gants. Les doigts vont se casser, c’est sûr. Mais il n’y a personne et mes seuls compagnons ce matin, sont les pinsons faisant semblant de sautiller, et les canards nageant dans le lac fumant. Hé! ho! surprise, au détour d’une petite route montante un écureuil, surpris et vite parti.
Tout m’a semblé possible en ce début de semaine. Tout d’abord, démissionné puis le dire à ma concubine.
hé!hé! courageux mais pas déméraire le gonze!
Mais avec deux enfants, et un crédit, c’est impensable de vivre sans euros.
Donc dans ce sursaut de bonnes intentions c'est profilé un autre projet. je vous le donne en mille, la réponse est [Profiter] prendre de mon temps « libre » pour frapper aux portes des sociétés.
Au bout de quelques jours passés là bas, je le sais ma place n’est plus avec eux. Non que ma société soit mauvaise. Bien au contraire, elle est pleine de bonnes intentions.
Dans ma petite entreprise, il n’y a pas la crise. Il n’y a pas de harcèlement moral. Il y a quelques fois même du paternalisme. Il y a du respect pour l’autre. Non, non je ne peux pas en vouloir à ma société car elle offre ce qu’on peut vouloir de base dans une entreprise. Stabilité, horaire décent…travail paperassié donc pas pénible, ni difficile…
Mais, mais=> elle ne peut combler le désir du "Diplômé" qui est payé au lance pierre ET sans espérance d’évolution.
Je reviens de ma ballade, solitaire pour rentrer dans le joli bordel de ma maison. Impossible de maintenir un semblant d’ordre dans cette place. Automne, bobos des petits, temps libre rien que pour eux; hiver, maladies il faut se battre pour que naisse ce temps espéré pour tout ranger. Autant dans la maison que dans la tête.
Je suis heureux dans mon cocoon familial. Mais il aurait fallu que je reste chez moi pour m’illusionner d’être accompli. Je ne le savais pas mais je boitais. Je boitais de cette carrière que j’avais loupée. Le travail c’est cette carte de visite que tu sors avec tes copains ou lors de tes premières connaissances. Tu travailles où. qu'est ce que tu fais? Et tu gagnes combien ? Alors cette augmentation ?
En fait je souffre de cette reconnaissance que je donne à l’autre et que je n’ai pas. Cette absence d’élévation de tout ce travail fait par ailleurs. Toutes ces années, j’ai fait du sur place, voire j’ai reculé.
J’étais revenu ces derniers jours avec l’envie de profiter. De profiter de mes après midi avec mes enfants. de profiter de travailler aussi. J’étais revenu sans angoisse, sans préjugé avec la seule fenêtre enviable qu’offre la CAF, travailler à mi temps avec un complément.
Mais j’ai des collègues qui me questionnent, j’ai beau éludé. Vendre le tableau idyllique du mi-temps. Viens cette quête personnelle de l’autre où je me reconnais. Ces fausses promesses données, cette évolution vendue mais non accordée. Ce salaire de misère pour des personnes qualifiées et cette envie de faire sa vie, fonder sa famille, acheter…
Je comprends qu’ils soient déçus, qu’ils en veuillent. Mais moi, je suis un con. Car si au départ j’étais comme eux, après j’ai compris, j’ai su comment ça fonctionnait. La société ne m’a pas trompé longtemps. Je n’avais qu’à partir, mais la vérité c’est qu’au bout de quelques années j’y ai trouvé mon compte, ma stabilité.
Partir! vaste programme!
partir mais pour où ? partir pour quoi ? partir après 7 ans d’expérience sans manager ? sans véritable objectif de création et de réflexion ? sans chiffre de vente à valoriser ? partir avec un diplôme qui ne veut plus rien dire car il n’a servi à rien ?
Voilà, je suis encore plus con derrière ces lignes parler du passé au lieu de créer ma fuite ma diversion, mon illusion de reconnaissance, ce chemin qui m’empêchera de boiter. Il faut que je crée mon futur… [/FONT]
Allez, après quelques journées on s’y fait à ce travail paperassier
On y arrive à clôturer les dossiers et faire suivre les numéros.
Et les minutes passent, s’égrènent…dossier un , dossier deux…
Pour vous je suis utile mais pour moi, je suis un « serreur » de boulon dans un livre de Boris Vian.
La nuit dernière fut angoissante et blanche, j’ai constaté dans une vérité crue et inexorable que ma vie professionnelle ne s’est pas trop surélevée ces dernières années. Je vois les autres faire [très bien par ailleurs] leur petit bout de chemin et moi je végète.
Mais à qui la faute ?
Hein ?
=>Mais bien sûr celle de votre serviteur, qui dans l’indolence de ses jeunes années s’est laissé porté, en ce disant « demain, allez je cherche un autre tafff ».
Les années ont passé mais je suis resté. Il y a quelques moments de résistance, allez un bilan de compétence, une formation, un fongecif et hop ! et hop la vie nous embarque ailleurs loin de nos projets de formation que l’on doit abandonner.
ET hop! un entretien par ci par là pour nous maintenir dans l’idée que l’on peut partir…
Certains savent aller vers l’inconnu, se vendre pour un boulot intéressant voire se créer un poste…moi je ne sais pas. Moi je fais capoter les entretiens, je m’embourbe. Quelques fois , je me vois bien dans le rôle de Pierre Richard dans la chèvre. Le mauvais mot au mauvais moment…ou l’action malheureuse qui vous met patraque.
Je le vois bien l’entreprise ne fait le bon poste intéressant. Mais qu’est ce qu’un boulot intéressant ? qui sont ces gens qui vont ce boulot qui vaut le coup ? qui s’éclate ?
Pour ce qui sont au chomdu, je vous laisserais bien la place mais il faut bien que moi aussi je taff pour avoir quelques billets pour me tenir au chaud et pouvoir manger….alors il faut que je trouve un nouveau poste, mais un intéressant !!!!
Avez-vous une idée ?