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Nom du blog :
julienthesodorus
Description du blog :
S'il faut exister en écrivant...alors... Ecrivez! Une histoite de dragon dans le monde hospitalier
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
02.11.2007
Dernière mise à jour :
01.06.2008
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Julien au travail

the return

Posté le 31.03.2008 par julienthesodorus
Me revoilou...
Les journées s'étalent en longs modules qui s'enterpénétrent, s'interfèrent mais pourtant restent différents.
Donc pas le temps de conter de nouvelles fables ces derniers temps. Il faut bien l'avouer je ne fais plus du serrage de boulon, voilà que mon travail devient intéressant. Bizarrerie du mi-temps où on ne te met pas automatiquement au placard.
L'année prochaine, je demande un quart-temps....

Il y a bien des histoires sur les castes dans ma société, des intouchables alias"les secrétaires" aux bénis dits les "corporate manager", entre, les ETAM. plusieurs statuts qui confèrent à certains des moeurs qui deviennent coutumes

Laissons ces histoires et pour demain, une spéciale dédicace à ma copine.








--

Manager Participatif

Posté le 12.02.2008 par julienthesodorus
Manager sans manger et en ménageant, voilà le management participatif.
Sans aller jusqu’à la sémantique du mot manager, il faut bien se pencher sur ce mot qui en bouche un coin au fordisme et originellement à l’ OST.
J’ai été surpris quand on m’en a parlé la première fois.


Est-ce le dernier outil à la mode pour permettre à tout à chacun de s’approprier cette structure qui nous emploie?

En tout cas le terme « participatif » était alléchant.
PARTICIPATIF, 5 syllabes, 3I et 2 A, 1 possibilité de donner son opinion.
Un mot si clair et prometteur ne peut pas être "méchant", pour sûr, voila un outil efficace, forcement!
En plus s’il est associé à des bénéfices pécuniaires alors je dis jackpot…

voilà ça c’est le passé et au présent, la mayonnaise ne monte pas.

La théorie est magnifique mais la pratique dépend de l‘Homme avec un grand H.
De mon côté, mon chefounnet est un chefounnet, le début de deux mêmes mots mais qui n’ont pas la même portée, chef et chefounnet, équivalent à tsunami et vaguelette. Alors management participatif ou pas, cela peut rester un écran de fumée pour une absence de prise de décision.
Mais là, j'expose mon cas particulier, mais même dans une utilisation optimale par 1 méga super top manager, que faire de ce "participatif" quand l'intérêt de l'employé ne va dans le sens de celui de la société. Qui casse en premier? n'est ce pas la limite de ce management participatif?
allez n'hésitez pas à me parler de vos expériences.

La collègue

Posté le 11.01.2008 par julienthesodorus
Elle vient me voir la donzelle
Avec ses cheveux courts de gazelle
Elle est petite
Le cu tout aussi riquiqui
Mais la bouche énorme

Une fois elle vient
Me mettre sur le dos
De votre juju
Une erreur qu’en fait
Elle aurait commise

Juju est dodu
Mais pas âne
Et renvoie la donzelle
A ses procédures

Je me dis que c’est
Son jeune âge
Qui la trompe

Mais non! c’est une tête à claque...
Et de son 1m50
Me dit de façon hautaine
« je sais pas comment tu fais pour accepter ça ! »

Une fois que nous parlions
De nos projets immédiats
Avec d’autres gars

Elle qui serre des boulonnets
Voire des bolonnitos
Donc des tous petits boulons
Et travaille trois fois plus que moi
Pour un salaire moindre

J’ai envie de lui répondre
Mais me tais
attend et regarde ses yeux de biquette
voilà un bel animal
pour Jean de la Fontaine!

Parce que je le vaux bien!

Posté le 11.01.2008 par julienthesodorus
Passé l’euphorie des fêtes, nous voilà dans la réalité.
Dès le 02 janvier nous y étions jetés.
Fait comme des rats.
Dans ses murs qui sentent la gastro de complaisance
Voilà que se glisse une rumeur qui fait serrer les fesses
La réorganisation avec comme mot clef du nouveau tout nouveau projet
Efficacité, rentabilité, concurrence et un super taff pour les copains du PDG

Que faire de ces mi temps (ben je suis pas le seul) ?
Voilà pour une fois mon chef se questionne
Il va devoir prendre une discussion
Voire pire devoir parler à ses subordonnés
J’imagine ses insommies, le pauvre
Et j’imagine son vœux pour 2008
Que pour cette terrible période de réorgonisation
Nous soyons soumis.


Pourtant Noël c’était bien.
Pourtant le premier de l’an aussi
Pourtant, pourtant j’étais pas en vacances

J’ai pas réfléchi juste avant la semaine de Noël
Y’a les Kdos (pour info c’est la montre, seigneur Ségur)
J’ai pas réfléchi non plus avant le prem’s
Y’a la fête à organiser
Et la c’est Juju qui l’organise
La classe !

Après tout revient
on est pas notre travail
on le devient
alors pour info
appelez- moi « serreur de boulot »

et ben non je ne suis pas d’accord

je m’insurge !
on n’est pas notre travail, on est mieux que ça
alors je reviens à mes premiers articles=> va voir ailleurs mon grand juju
oui OK mais il y a ce super mi temps et tout ce temps avec mes enfants.

Le matin c’est les boules et l’aprem c’est l’extase !
Cette impression bipolaire me bouffe
Elle pénètre mes rèves
Elle interfère ce sommeil

Alors résolution de 2008
Une fois n’est pas coutume
Je vais le chercher ce boulot sympa
qui te mange pas ton temps

Par ce que je le vaux bien!


l'habitude

Posté le 16.12.2007 par julienthesodorus
[FONT=Optima][SIZE=7][COLOR=red] ça y est, je m'y suis fait à mon petit mi temps. de toute façon je n'aurais pas le temps de donner plus.
les enfants c'est bien mais ça tombe tout le temps malade. un rhube, un sale microbe qui se transmet, qui s'infecte et tombe sur les bronches ou enflamme les tympans. Pas un moment à moi dans tout ça=> mi-temps boulot, mi-temps nino (enfant en espagnol)

A coup sûr c'est 39 de fièvre... et la ronde du doli et de l'advil qui commencent.

demain c'est RDV en urgence, chez le doc, pas de boulot, pas d'école...étrangement ça me fout les boules de pas être à mon poste...

que l'Homme est bête...

d'un autre côté ça se comprend, je préfère aller bosser que passer deux heures dans une salle d'attente, avec le lot des "malades du Lundi".

on les connait ces "gastro" qui ont bon dos, ses rhumes fatigués...on l'a tous fait !

mais bon voir leur tronche qui font exprès de ne pas être bien, faut bien s'en convaincre pour convaincre le doc...qui ira vérifier que vous avez effectivement vomi dans vos WC ce matin?

un jour faudra que je lui demande au DOC comment il appréhende ce sacrosaint lundi.
allez je vous tiendrai au courant, PROMI!

un samedi matin sur la terre

Posté le 17.11.2007 par julienthesodorus
Ce matin, il fait beau et froid. Rien ne paraît impossible. Réveillé à 6H 30 pour le biberon, parti à 8H30 en vélo, pour aller chercher les croissants et les chocolatines. Je m’en veux d’avoir oublié mes gants. Les doigts vont se casser, c’est sûr. Mais il n’y a personne et mes seuls compagnons ce matin, sont les pinsons faisant semblant de sautiller, et les canards nageant dans le lac fumant. Hé! ho! surprise, au détour d’une petite route montante un écureuil, surpris et vite parti.

Tout m’a semblé possible en ce début de semaine. Tout d’abord, démissionné puis le dire à ma concubine.
hé!hé! courageux mais pas déméraire le gonze!
Mais avec deux enfants, et un crédit, c’est impensable de vivre sans euros.
Donc dans ce sursaut de bonnes intentions c'est profilé un autre projet. je vous le donne en mille, la réponse est [Profiter] prendre de mon temps « libre » pour frapper aux portes des sociétés.
Au bout de quelques jours passés là bas, je le sais ma place n’est plus avec eux. Non que ma société soit mauvaise. Bien au contraire, elle est pleine de bonnes intentions.
Dans ma petite entreprise, il n’y a pas la crise. Il n’y a pas de harcèlement moral. Il y a quelques fois même du paternalisme. Il y a du respect pour l’autre. Non, non je ne peux pas en vouloir à ma société car elle offre ce qu’on peut vouloir de base dans une entreprise. Stabilité, horaire décent…travail paperassié donc pas pénible, ni difficile…
Mais, mais=> elle ne peut combler le désir du "Diplômé" qui est payé au lance pierre ET sans espérance d’évolution.


Je reviens de ma ballade, solitaire pour rentrer dans le joli bordel de ma maison. Impossible de maintenir un semblant d’ordre dans cette place. Automne, bobos des petits, temps libre rien que pour eux; hiver, maladies il faut se battre pour que naisse ce temps espéré pour tout ranger. Autant dans la maison que dans la tête.
Je suis heureux dans mon cocoon familial. Mais il aurait fallu que je reste chez moi pour m’illusionner d’être accompli. Je ne le savais pas mais je boitais. Je boitais de cette carrière que j’avais loupée. Le travail c’est cette carte de visite que tu sors avec tes copains ou lors de tes premières connaissances. Tu travailles où. qu'est ce que tu fais? Et tu gagnes combien ? Alors cette augmentation ?

En fait je souffre de cette reconnaissance que je donne à l’autre et que je n’ai pas. Cette absence d’élévation de tout ce travail fait par ailleurs. Toutes ces années, j’ai fait du sur place, voire j’ai reculé.

J’étais revenu ces derniers jours avec l’envie de profiter. De profiter de mes après midi avec mes enfants. de profiter de travailler aussi. J’étais revenu sans angoisse, sans préjugé avec la seule fenêtre enviable qu’offre la CAF, travailler à mi temps avec un complément.
Mais j’ai des collègues qui me questionnent, j’ai beau éludé. Vendre le tableau idyllique du mi-temps. Viens cette quête personnelle de l’autre où je me reconnais. Ces fausses promesses données, cette évolution vendue mais non accordée. Ce salaire de misère pour des personnes qualifiées et cette envie de faire sa vie, fonder sa famille, acheter…

Je comprends qu’ils soient déçus, qu’ils en veuillent. Mais moi, je suis un con. Car si au départ j’étais comme eux, après j’ai compris, j’ai su comment ça fonctionnait. La société ne m’a pas trompé longtemps. Je n’avais qu’à partir, mais la vérité c’est qu’au bout de quelques années j’y ai trouvé mon compte, ma stabilité.
Partir! vaste programme!
partir mais pour où ? partir pour quoi ? partir après 7 ans d’expérience sans manager ? sans véritable objectif de création et de réflexion ? sans chiffre de vente à valoriser ? partir avec un diplôme qui ne veut plus rien dire car il n’a servi à rien ?

Voilà, je suis encore plus con derrière ces lignes parler du passé au lieu de créer ma fuite ma diversion, mon illusion de reconnaissance, ce chemin qui m’empêchera de boiter. Il faut que je crée mon futur… [/FONT]


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